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Sparte

L’armée spartiate

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L’éducation spartiate

Le caractère essentiellement militaire de Sparte est le trait qui frappait le plus les Anciens. Toute l’organisation spartiate tend à développer et entretenir un esprit guerrier. Le Spartiate est toute sa vie un soldat soumis à la plus stricte discipline. L’enfant appartient moins à sa famille qu’à l’État. A la naissance sont écartés ceux qui ne feront pas de bons soldats. Dès l’âge de sept ans commence l’apprentissage militaire. Nu-pieds, vêtu hiver comme été d’une tunique courte et légère, faiblement nourri, ce qui le contraint à marauder pour trouver un complément d’alimentation, couchant sur une litière de roseaux, il s’habituait à supporter les intempéries, la fatigue, la faim, la douleur. La culture physique (course, saut, lancé du disque et du javelot) est valorisée au détriment de la culture intellectuelle.

Les jeunes filles reçoivent une éducation commune avec les garçons pour s’assurer de leur santé.

Une vie au service de l’armée

De dix-huit à vingt ans, le jeune homme s’entraîne à la marche, à manœuvrer. Le Spartiate reste un soldat toute sa vie. On peut être convoqué par les éphores jusqu’à soixante ans. Le Spartiate est obligé d’habiter en ville pour répondre le plus rapidement à toute convocation. Il ne quitte jamais l’uniforme, jusqu’à trente ans, il couche à la caserne. Il se retrouve toujours avec les mêmes compagnons avec lesquels il partage ses repas syssities) et sa tente. Il s’agit d’entretenir le sentiment de camaraderie militaire dans la vie civile comme au combat.

L’armée spartiate se compose presque uniquement d’infanterie lourde. Les hoplites spartiates sont répartis en cinq régiments (mores) commandés par des polémarques (généraux) qui ont sous leurs ordres des lochages (chefs de bataillon), des pentécontarques (commandants de compagnie) et des énomotarques (chefs de section). La formation de combat est la phalange   qui manœuvre avec une grande souplesse pour permettre que les meilleurs soldats soient toujours au premier rang face à l’ennemi. Le service dans la cavalerie, peu estimé, est abandonné aux hommes les moins valides. Les troupes légères sont composées d’hilotes, de mercenaires et des Skirites.

Les soldats portent les cheveux longs, tradition archaïque par excellence, qu’ils ne nettoyaient et peignaient qu’avant la bataille. La discipline est rude et la moindre faute entraîne la bastonnade, les fautes graves la perte des droits civiques ou la mort. Outre ses qualités physiques, le soldat spartiate est pénétré de valeurs morales (respect de la discipline, sens de l’honneur, esprit de sacrifice, dévouement absolu à la cité) qui lui assure une supériorité technique certaine incontestée jusqu’à la défaite de Leuctres.