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Sparte

Décadence spartiate

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En un siècle, Sparte sera envahie cinq fois : 370, 362, 338, 294 et 272. Après Chéronée (338), Philippe II envahit la Laconie et arbitra en faveur des Arcadiens, d’Argos et de la Messénie dans le conflit frontalier qui les opposaient à Sparte. En 330, le roi Agis III à la tête d’une alliance avec l’Achaïe, Elis et Mantinée tenta une rébellion contre Antipatros mais cette alliance fut défaite à la bataille de Mégalopolis. En 294, Areus fait construire un début de fortification (un fossé et une palissade) autour de la cité spartiate qui jusqu’alors s’enorgueillissait de ne pas en avoir. La ligue achéenne se substitue à Sparte et devient la première puissance de la péninsule.

Progressivement les syssities perdirent leur austérité « démocratique » : elles deviennent des banquets aristocratiques où même des étrangers pouvaient y être invités. Les vertus patriotiques allèrent en diminuant : en 479, les Spartiates acceptèrent le sacrifice héroïque des Thermopyles, en 371 à Leuctres, 300 spartiates sur 700 refusèrent le sacrifice ultime. Avec l’accroissement des inégalités, le corps civique perd son unité : lors de l’invasion thébaine, selon Plutarque, Agésilas dut réprimer la rébellion de 200 soldats dont des spartiates.

De 241 à 219, Sparte subit 4 coups d’État. Il s’agit de mouvements politiques où le roi cherche à imposer la suprématie du pouvoir royal sur celui des éphores tout en prônant des mesures politiques révolutionnaires : le roi propose un programme visant à rétablir l’égalité économique et à accroître le nombre de citoyens.


 




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  Dernière mise à jour : 24 septembre 2006
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